WPEA ou CW8 : Quel ETF Monde choisir pour son PEA ? Comparatif complet

Les deux ETF suivent le même indice, le MSCI World, dans la même enveloppe, le PEA, avec la même mécanique de swap. L’écart de frais affiché est de 0,18 point par an. Sur les fenêtres où les deux fonds sont mesurables ensemble, l’écart de performance réellement constaté est de 0,22 à 0,26 point en faveur du WPEA : au moins autant que l’écart de frais, et non moins comme on le lit souvent.

En bref

  • WPEA (iShares) : 0,20 % de frais courants, part à environ 7 €, encours d’environ 2,0 Md€, lancé en 2024.
  • CW8 (Amundi) : 0,38 % de frais courants, part à environ 700 €, encours d’environ 6,6 Md€, historique de suivi le plus long du marché français.
  • Le prix de la part n’est pas un détail : à 200 € par mois, la part à 700 € immobilise en moyenne 350 € de liquidités non investies.
  • Pour une ligne existante chargée en CW8, la vente ne coûte rien fiscalement dans un PEA mais elle coûte du courtage : le calcul se fait au cas par cas.

WPEA ou CW8 : le verdict en bref

CritèreWPEA (iShares)CW8 (Amundi)
Note globale4,5/53,8/5
Le prix de la partMoins de 10€Plus de 700€ !
Les frais4,8/5 (0,20 %/an)3,4/5 (0,38 %/an)
La qualité de suivi4,5/54,2/5
La liquidité et la cotation3,9/54,7/5
L’accessibilité en DCA4,9/52,6/5
L’émetteur et la contrepartie4,3/54,3/5

Pour une ligne qui démarre, le WPEA l’emporte sur les deux critères qui pèsent le plus dans un PEA alimenté tous les mois : les frais courants et la taille de la part. Pour un versement mensuel de quelques centaines d’euros, le CW8 impose d’attendre plusieurs mois avant de pouvoir acheter une part, et ce temps d’attente a un coût.

Le CW8 garde deux avantages qui ne sont pas symboliques : un encours plus de trois fois supérieur, adossé à un teneur de marché identifié, et un historique de suivi qui couvre plusieurs cycles complets, dont la baisse de 2022. Pour un portefeuille déjà constitué ou pour des ordres de plusieurs milliers d’euros, ces deux points comptent davantage que l’écart de frais.

Notes établies selon notre méthodologie, données relevées en août 2026. Chaque critère est détaillé dans sa section.

Les frais : WPEA 4,8/5 contre CW8 3,4/5

Le WPEA prélève 0,20 % par an sur l’encours, le CW8 0,38 %, soit 90 % de plus pour la même exposition. Ces frais courants ne se paient pas séparément : ils sont déduits en continu de la valeur liquidative, donc invisibles sur le relevé de compte. C’est précisément pour cela qu’ils passent inaperçus.

WPEACW8
Nom completiShares MSCI World Swap PEA UCITS ETF EUR (Acc)Amundi MSCI World Swap UCITS ETF EUR (Acc)
Code ISINIE0002XZSHO1LU1681043599
Frais courants0,20 %/an0,38 %/an
IndiceMSCI World (23 pays développés)MSCI World (23 pays développés)
RéplicationSynthétique, swap non financéSynthétique, swap non financé
DividendesCapitalisésCapitalisés
Éligible PEAOuiOui
Prix d’une partenviron 7,07 €environ 701,50 €
Encoursenviron 2,0 Md€environ 6,6 Md€
DomiciliationIrlandeLuxembourg
Prêt de titresNonNon

Nous retenons 4,8 sur 5 pour le WPEA et 3,4 pour le CW8 : à exposition identique et à structure identique, l’écart de frais n’est compensé par aucune contrepartie mesurable, comme le montre la section suivante. Le WPEA ne décroche pas le 5 parce que des ETF MSCI World à 0,12 % existent, mais hors PEA uniquement.

Le Banc d’Essai Star Finance : ce que chaque ETF vous coûte

ProfilCoût sur 1 anCoût sur 10 ans
Le DCA200 €/mois programmésWPEA 3 €
CW8 30 €
WPEA 305 €
CW8 915 €
L’Actif24 ordres de 2 000 €/anWPEA 48 €
CW8 116 €
WPEA 5 880 €
CW8 11 505 €
Le Patrimonial50 000 €, 6 ordres de 5 000 €/anWPEA 130 €
CW8 272 €
WPEA 5 060 €
CW8 9 950 €

Les 3 mêmes profils passent au banc d’essai dans chacun de nos avis. Variante produit : nous mesurons ici le coût de l’ETF (frais courants appliqués à l’encours moyen, plus le rendement manqué sur les liquidités que le prix de la part laisse dormir), et non le courtage, qui dépend de votre courtier. Hypothèses : rendement brut de 7 %/an, résidu de trésorerie moyen égal à la moitié du prix d’une part, frais relevés en août 2026. Détail des profils dans notre méthodologie.

Coût sur 10 ans du profil L’Actif (24 ordres de 2 000 € par an)

WPEA (0,20 %)5 880 €

CW8 (0,38 %)11 505 €

Repère : ETF Monde à 0,12 %, hors PEA3 526 €

Frais courants appliqués à l’encours moyen du profil L’Actif sur 10 ans, rendement brut de 7 %/an, courtage exclu. Le repère à 0,12 % correspond aux ETF MSCI World à réplication physique, non éligibles au PEA.

Le courtage vient s’ajouter à ces montants et il peut inverser le classement chez certains intermédiaires : quand une banque en ligne offre l’achat sur une seule des deux gammes, l’économie de courtage dépasse largement les 0,18 point de frais annuels. Nous avons chiffré ce mécanisme dans le cas de BoursoBank, où les ETF iShares sont la seule classe gratuite à l’achat sur Boursomarkets. Le détail figure dans notre avis sur le PEA BoursoBank.

Ce que 0,18 point de frais coûte sur votre horizon

Sur une hypothèse de 7 % brut par an, saisissez 6,80 pour le WPEA, puis 6,62 pour le CW8 : l’écart entre les deux capitaux obtenus est ce que les frais courants vous prennent. Hypothèse de rendement à titre d’illustration, les performances passées ne préjugent pas des performances futures et le capital investi peut être perdu.

La qualité de suivi de l’indice : WPEA 4,5/5 contre CW8 4,2/5

L’argument le plus répandu en faveur du CW8 tient en une phrase : son swap serait assez efficace pour effacer une partie de ses frais, ce qui ramènerait son coût réel au niveau du WPEA. Les chiffres publiés ne le confirment pas. Sur les trois fenêtres où les deux fonds sont mesurables ensemble, l’écart de valeur liquidative penche systématiquement du côté du WPEA, et d’un montant au moins égal à l’écart de frais.

PériodeWPEACW8Écart
12 mois glissants+23,82 %+23,56 %0,26 point
Année 2025+6,61 %+6,39 %0,22 point
Depuis le 1er janvier+15,75 %+15,58 %0,17 point

L’analyse Star Finance

Le test décisif consiste à comparer chaque fonds à l’indice lui-même, pas l’un à l’autre. Sur l’année 2025, l’indice MSCI World net total return en euros a progressé de 6,8 %, le WPEA de 6,6 % et le CW8 de 6,4 %. Chaque fonds décroche donc de l’ordre de ses propres frais courants, à la décimale près : environ 0,2 point pour l’un, environ 0,4 point pour l’autre.

Autrement dit, les deux swaps font correctement leur travail, et aucun des deux ne restitue de bonus caché. La différence de frais se retrouve intégralement dans la performance. C’est une bonne nouvelle sur la qualité de réplication des deux produits, et une mauvaise pour l’argument qui sert à défendre le CW8.

Nous retenons 4,5 sur 5 pour le WPEA et 4,2 pour le CW8 : les deux répliquent proprement, mais le CW8 laisse davantage sur la table et sa moyenne de suivi porte sur un historique plus long, donc plus exposé aux années de marché difficiles. Le WPEA, lui, n’a encore traversé aucune baisse durable : son écart de suivi maximal reste à observer sur un cycle complet.

La liquidité et la cotation : WPEA 3,9/5 contre CW8 4,7/5

C’est l’axe que le CW8 remporte nettement. Son encours atteint environ 6,6 milliards d’euros contre 2,0 pour le WPEA, il est coté sur six places européennes contre deux, et sa fiche mentionne un teneur de marché identifié, BNP Paribas Arbitrage, chargé d’afficher en permanence un prix à l’achat et à la vente. Plus un carnet d’ordres est profond, plus l’écart entre le prix d’achat et le prix de vente se resserre, et c’est un coût que l’investisseur paie à chaque passage d’ordre.

Encours des trois ETF MSCI World éligibles au PEA

CW8 (Amundi)6 582 M€

WPEA (iShares)1 993 M€

DCAM (Amundi)1 349 M€

Actifs sous gestion de la part cotée à Paris, relevés auprès des bases de données de fonds et des émetteurs. Un encours élevé réduit le risque de fermeture du fonds et resserre l’écart de cotation.

Ni Amundi ni iShares ne publient d’écart de cotation moyen sur leurs fiches destinées aux particuliers, nous ne pouvons donc pas mettre un chiffre unique sur ce coût. Deux évolutions de marché le concernent directement : Euronext a modifié en juin 2026 le régime de pas de cotation applicable aux ETF, avec purge des carnets d’ordres sur quatre séances, et déploie sa place unifiée Euronext ETF Europe, qui regroupera la cotation et la négociation des fonds indiciels de ses sept marchés.

Nous retenons 4,7 sur 5 pour le CW8 et 3,9 pour le WPEA. Le WPEA n’est pas un petit fonds : à 2 milliards d’euros, il est très au-dessus des seuils sous lesquels un émetteur envisage une fermeture. Il reste simplement trois fois plus petit et beaucoup moins largement coté que son aîné.

L’accessibilité en DCA : WPEA 4,9/5 contre CW8 2,6/5

Une part de CW8 vaut environ 701 €, une part de WPEA environ 7,07 €. Pour un investissement programmé de 200 € par mois, la conséquence est arithmétique : il faut quatre mois d’épargne avant de pouvoir acheter une seule part de CW8, et le cycle recommence ensuite. Sur une année complète, le solde non investi s’établit en moyenne autour de 350 €, soit environ 25 € de rendement manqué par an sur une hypothèse de 7 %. Avec le WPEA, le résidu tombe sous les 4 €.

Point de vigilance

Cette friction s’efface dès que le versement mensuel dépasse le prix d’une part, autour de 700 €. Elle disparaît aussi chez les courtiers qui acceptent les ordres exprimés en euros plutôt qu’en nombre de parts, ou qui accumulent le versement jusqu’au seuil d’achat. Avant d’écarter le CW8 sur ce seul motif, vérifiez ce que votre courtier autorise réellement.

Les plans d’investissement programmés changent la donne pour les petits montants, à condition que l’ETF visé soit référencé dans la liste du courtier et que l’achat par montant soit possible. Nous avons détaillé ce fonctionnement, et le forfait qui s’y applique, dans notre avis sur le PEA Trade Republic.

Nous retenons 4,9 sur 5 pour le WPEA et 2,6 pour le CW8. Le prix de la part est une décision de l’émetteur, pas une contrainte du marché : Amundi l’a d’ailleurs corrigée en lançant un second ETF Monde à quelques euros la part.

L’émetteur et le risque de contrepartie : WPEA 4,3/5 contre CW8 4,3/5

Le MSCI World est composé à environ 70 % d’actions américaines, normalement exclues du PEA. Les deux fonds contournent la contrainte de la même façon : ils détiennent un panier d’actions éligibles, une centaine de lignes environ, et échangent la performance de ce panier contre celle de l’indice auprès d’une banque, par un swap non financé. La contrepartie du CW8 est BNP Paribas ; celle du WPEA n’est pas nommée sur la fiche produit, iShares publiant en revanche la liste des établissements qui conservent les garanties, dont State Street et Bank of New York Mellon.

Le risque de contrepartie existe donc dans les deux cas. Il est encadré par la réglementation UCITS, qui le plafonne à 10 % de l’actif net et impose une collatéralisation, et aucun des deux fonds ne pratique le prêt de titres, ce qui écarte une source de risque supplémentaire. Les deux émetteurs sont par ailleurs des acteurs de premier plan : BlackRock est le premier gestionnaire d’actifs mondial, Amundi le premier européen.

Nous retenons 4,3 sur 5 pour les deux. Le CW8 gagne sur la transparence, avec une contrepartie nommée et une domiciliation luxembourgeoise ancienne ; le WPEA gagne sur la publication détaillée de ses agents de conservation des garanties. Rien ne permet de départager les deux sur la solidité.

Et le DCAM, le troisième ETF Monde du PEA ?

Amundi a lancé en mars 2025 un second ETF MSCI World éligible au PEA, l’Amundi PEA Monde (ISIN FR001400U5Q4, ticker DCAM) : 0,20 % de frais, part à environ 6,25 €, encours d’environ 1,35 Md€, réplication synthétique avec la Société Générale en contrepartie. Sur le papier, il annule les deux faiblesses du CW8 face au WPEA, et le choix entre lui et le WPEA se joue alors sur le courtier plutôt que sur le produit.

Un point le distingue encore : lancé un an après le WPEA, il ne dispose pas du recul suffisant pour mesurer son écart de suivi sur une année pleine comparable. Nous le traiterons dans notre classement des meilleurs ETF éligibles au PEA, où les trois fonds seront mis en regard sur la même grille.

Où acheter le WPEA et le CW8

Les deux ETF se cherchent par leur code ISIN, la méthode la plus sûre pour éviter de confondre deux versions d’un même fonds. Ce qui varie d’un courtier à l’autre, ce n’est pas tant la disponibilité que le coût d’achat : plusieurs intermédiaires offrent le courtage sur une gamme d’émetteur précise, ce qui favorise mécaniquement l’un ou l’autre des deux ETF.

CourtierCe qui pèse dans le choixNotre analyse
XTBCourtage à 0 € sous le seuil mensuel de 100 000 €, aucun des deux émetteurs n’est favoriséAvis PEA XTB
Trade RepublicForfait par ordre, plan d’épargne programmé sans courtage, achat exprimé en eurosAvis PEA Trade Republic
BoursoBankETF iShares gratuits à l’achat sur Boursomarkets, mais pas à la vente, et seuil minimum par ordreAvis PEA BoursoBank
Bourse DirectOffre de remboursement du courtage sur une sélection d’ETF Amundi, plus une liste d’ETF programmés sans fraisAvis PEA Bourse Direct
FortuneoRemboursement du courtage sur les ETF Amundi au-delà d’un montant d’ordre minimumAvis PEA Fortuneo

La lecture est contre-intuitive : chez un courtier qui rembourse le courtage sur la gamme Amundi, un ordre de 2 000 € économise plusieurs euros immédiatement, quand l’écart de frais courants sur la même somme représente environ 3,60 € pour une année entière de détention. L’avantage disparaît toutefois dès la deuxième année, alors que les frais courants, eux, courent chaque année.

Vous détenez déjà du CW8 : faut-il arbitrer ?

Dans un PEA, la vente d’un ETF ne déclenche aucune imposition tant qu’aucun retrait n’est effectué, et elle n’entame pas l’antériorité fiscale du plan, qui court depuis le premier versement. L’obstacle n’est donc pas fiscal, il est tarifaire : vendre puis racheter, c’est deux ordres, donc deux fois du courtage, plus l’écart de cotation payé à chaque passage.

Le calcul se pose en une ligne : l’économie annuelle de 0,18 % sur l’encours arbitré doit dépasser le coût de l’aller-retour. Sur 10 000 € de CW8, l’économie est de 18 € par an ; si l’aller-retour coûte 20 €, elle est absorbée en un peu plus d’un an, et l’opération devient gagnante ensuite. Sur 2 000 €, l’économie tombe à 3,60 € par an et le même aller-retour met plus de cinq ans à être amorti. Le plafond de la loi PACTE limite le courtage à 0,5 % par ordre sur un PEA, ce qui borne la friction mais ne l’annule pas.

La solution intermédiaire évite le sujet : conserver la ligne de CW8 telle quelle et orienter les versements suivants vers l’ETF le moins cher. Le coût moyen du portefeuille baisse alors progressivement, sans un seul euro de frais d’arbitrage. Le choix du courtier pèse ici plus que celui de l’ETF, et nos comparatifs de courtiers détaillent les grilles en vigueur.

Et si vous voulez sortir de votre ligne ?

  • Coût de sortie : deux ordres (vente puis rachat), soumis au plafond de 0,5 % par ordre de la loi PACTE, plus l’écart de cotation à chaque passage.
  • Fiscalité : aucune imposition sur la vente à l’intérieur du PEA tant qu’aucun retrait n’est effectué, contre 31,4 % de flat tax pour la même opération sur un compte-titres.
  • Antériorité : intacte, elle dépend de la date d’ouverture du plan et non des titres détenus.
  • Fermeture d’un fonds : en cas de liquidation par l’émetteur, les parts sont remboursées à leur valeur liquidative après un préavis, le capital n’est pas perdu mais un arbitrage non planifié est imposé.

WPEA ou CW8 selon votre profil

Vous ouvrez un PEA et versez tous les mois

Le WPEA cumule les deux avantages qui comptent à cet horizon : 0,20 % de frais et une part à 7 €, donc un versement intégralement investi chaque mois. Le DCAM répond au même besoin si votre courtier favorise la gamme Amundi.

Vous investissez par ordres de plusieurs milliers d’euros

Le prix de la part ne vous concerne plus, la question se réduit aux frais courants et à la profondeur du carnet d’ordres. Le WPEA garde l’avantage tarifaire, le CW8 l’avantage de liquidité, et l’écart de 0,18 point l’emporte au-delà de quelques années de détention.

Vous détenez déjà une ligne de CW8 significative

Conservez-la et redirigez vos versements. L’arbitrage complet ne se justifie que si l’économie annuelle de frais dépasse nettement le coût de l’aller-retour chez votre courtier.

Vous cherchez le maximum d’historique avant d’investir

Le CW8 est le seul des trois à avoir traversé un cycle complet, dont le repli de 2022 et sa perte maximale de près de 34 % depuis l’origine. Le WPEA n’a pas encore ce recul, avec un peu plus de deux ans d’existence.

Passez votre chemin sur le CW8 si votre versement mensuel est inférieur à son prix de part et que votre courtier n’accepte pas les ordres en euros : nos notes de 2,6 sur l’accessibilité en DCA et de 3,4 sur les frais indiquent exactement où sont ses limites.

À retenir

  • Même indice, même enveloppe, même mécanique de swap : les deux ETF sont substituables sur l’exposition.
  • L’écart de performance mesuré sur les fenêtres comparables, de 0,17 à 0,26 point, valide l’écart de frais affiché : le swap du CW8 ne le rattrape pas.
  • Le WPEA l’emporte sur les frais (4,8 contre 3,4) et sur l’accessibilité en DCA (4,9 contre 2,6).
  • Le CW8 l’emporte sur la liquidité et la cotation (4,7 contre 3,9), avec un encours plus de trois fois supérieur.
  • Sur 10 ans, le profil L’Actif paie 5 880 € de frais courants avec le WPEA contre 11 505 € avec le CW8.

Vos questions sur le WPEA et le CW8

1. Le WPEA et le CW8 suivent-ils exactement le même indice ?

Oui, les deux répliquent le MSCI World, soit environ 1 300 grandes et moyennes capitalisations réparties sur 23 pays développés, avec près de 70 % d’actions américaines. La composition, les pondérations sectorielles et les dix premières lignes sont identiques puisque l’indice est le même.

2. Pourquoi le CW8 note-t-il 3,4 sur 5 seulement sur les frais ?

Ses 0,38 % annuels représentent 90 % de plus que les 0,20 % de ses deux concurrents éligibles au PEA, pour une exposition et une structure de réplication identiques. L’écart de performance mesuré confirme que ce surcoût n’est compensé par aucune restitution du swap.

3. Le WPEA risque-t-il d’être fermé par BlackRock ?

Avec environ 2 milliards d’euros d’encours, il se situe très au-dessus des niveaux à partir desquels un émetteur envisage une liquidation. En cas de fermeture, les parts seraient de toute façon remboursées à leur valeur liquidative après préavis : le risque porte sur l’arbitrage forcé, pas sur le capital.

4. Le risque de contrepartie est-il différent entre les deux ?

Les deux utilisent un swap non financé, encadré par la réglementation UCITS qui plafonne l’exposition à une contrepartie à 10 % de l’actif net et impose une collatéralisation. Aucun des deux ne pratique le prêt de titres. Le CW8 nomme sa contrepartie, BNP Paribas ; le WPEA publie la liste des conservateurs de ses garanties.

5. Faut-il vendre son CW8 pour racheter du WPEA ?

Le calcul dépend du montant. L’économie annuelle est de 0,18 % de l’encours arbitré, soit 18 € pour 10 000 €, à comparer au coût de l’aller-retour chez votre courtier. En dessous de quelques milliers d’euros, rediriger simplement les versements suivants est plus efficace que d’arbitrer.

6. Peut-on détenir les deux dans le même PEA ?

C’est possible mais sans intérêt de diversification : l’exposition est strictement la même. La seule raison valable de conserver les deux lignes est d’éviter le coût d’un arbitrage sur une position ancienne tout en alimentant la moins chère.

Sources : fiches produit et documents d’informations clés d’iShares (BlackRock) et d’Amundi ETF, bases de données de fonds spécialisées pour les encours, les frais courants, les valeurs liquidatives et les écarts de suivi, avis de marché Euronext sur le pas de cotation des ETF et sur Euronext ETF Europe, grilles tarifaires publiques des courtiers cités. Données relevées en août 2026 et archivées dans notre observatoire des frais. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Transparence : cet article ne contient aucun lien affilié vers un émetteur d’ETF. Nous ne sommes rémunérés ni par BlackRock ni par Amundi, et les liens de cette page renvoient vers nos propres analyses. Notre modèle repose sur des partenariats avec certains courtiers, sans effet sur le choix des produits comparés ni sur les notes attribuées.

Avertissement : Star Finance est une plateforme d’information et d’outils d’aide à la décision. Nous ne fournissons pas de conseil en investissement personnalisé. Investir comporte des risques de perte en capital ; renseignez-vous ou rapprochez-vous d’un professionnel réglementé avant toute décision.


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *